Baroukh Ata, Ado-naï, Elo-hénou, Mélekh ha’olam, acher qidechanou be-mitsvotav, vétsivanou lehadliq ner chel Chabbat
Le Chabbat commence au coucher du soleil et se termine un jour après, à la tombée de la nuit, quand on peut distinguer trois étoiles dans le ciel. C’est une mitsva que d’ajouter au temps sabbatique une part du temps profane, et donc d’avancer l’heure du Chabbat en l’accueillant avant le coucher du soleil, puis de se séparer du Chabbat après la tombée de la nuit. Ce temps supplémentaire est appelé tosséfet Chabbat (« ajout au Chabbat ») ; par lui, nous montrons que le Chabbat nous est cher, nous hâtons son accueil et retardons son départ. Ces instants profanes, qui se transforment en temps saint, relient le profane au saint et élèvent les six jours de l’action. Les heures indiquées dans les calendriers rabbiniques comprennent ce temps de tosséfet Chabbat. L’heure de fin de Chabbat indiquée dans ces calendriers tombe entre dix et quinze minutes après l’apparition effective des étoiles.
Les femmes ont coutume d’accueillir le Chabbat par l’allumage des veilleuses, à l’heure indiquée dans les calendriers. Dès ce moment, il leur est interdit d’accomplir un quelconque travail. Cependant, les hommes ont coutume d’accueillir le Chabbat à la synagogue, lors de la prière de Qabalat Chabbat (accueil du Chabbat). Il leur faut donc veiller à accueillir le Chabbat quelques minutes avant le coucher du soleil.
Baroukh Ata, Ado-naï, Elo-hénou, Mélekh ha’olam, acher qidechanou be-mitsvotav, vétsivanou lehadliq ner chel Chabbat (« Béni sois-Tu, Éternel, notre Dieu, Roi de l’univers, qui nous as sanctifiés par tes commandements et nous as ordonné d’allumer la veilleuse de Chabbat »). Dans leur majorité, les femmes ont coutume d’allumer d’abord les veilleuses, puis de se couvrir les yeux et de réciter la bénédiction ; seulement après celle-ci, elles tirent profit de la lumière. D’autres ont coutume de réciter d’abord la bénédiction des veilleuses, puis de procéder à l’allumage.
Si l’on s’en tient à la seule règle de halakha, on peut se contenter d’allumer une veilleuse ; mais la coutume est d’en allumer deux, l’une correspondant à la mitsva de zakhor (« souviens-toi du jour de Chabbat »), l’autre faisant référence à la mitsva de chamor (« garde le jour de Chabbat »). Certaines femmes ont coutume d’allumer une veilleuse supplémentaire par membre de la famille. Quand on se trouve en un lieu où il n’y a pas de veilleuses, on peut accomplir la mitsva en allumant une ampoule électrique.
En plus des veilleuses que l’on allume dans la pièce où aura lieu le repas du soir, il faut laisser allumée une ampoule électrique, dans la maison, de façon que ceux qui se lèvent la nuit ne trébuchent pas en chemin.
Ceux qui sont célibataires, divorcés ou veufs, ont l’obligation d’allumer les veilleuses chez eux. Quand ils sont invités ailleurs, la coutume est qu’ils s’acquittent de la mitsva par l’allumage de la maîtresse de maison. Quand une famille est invitée chez une autre, elle peut également se contenter de l’allumage fait par la maîtresse de maison. Cependant, puisque les femmes affectionnent cette mitsva, on a coutume de permettre à l’invitée d’allumer, elle aussi, des veilleuses. En ce cas, il convient que la maîtresse de maison allume ses veilleuses à l’endroit habituel, tandis que l’invitée allumera les siennes en quelque autre endroit, afin que son allumage apporte un supplément particulier d’éclairage. Par exemple, si la maîtresse de maison a l’habitude de faire l’allumage dans le salon, l’invitée pourra allumer dans la cuisine.



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