mercredi 3 mai 2017

#2017leDebat Bonne nuit les petits de Boboland

"Vous êtes à plat ventre!" VS "Non je suis debout!"

"J'espère qu'on n'apprendra rien à votre sujet dans les semaines à venir"

Boboland



"Et vive toi ma France!" -- Déroulède 🎨Elisabeth Sonrel, "Patriotique"






sur l'international
Emmanuel Macron : "La ligne que je veux avoir pour la France en politique étrangère, c'est une ligne gaullo-mitterrandienne. (...) Je veux une France qui sache construire la paix. Ma priorité sera la lutte contre le terrorisme islamiste, et je proposerai à Monsieur Trump de continuer la lutte. Ce sont nos partenaires, nous en avons besoin. Nous avons été dans le même camp. (...) "En aucun cas, je serai soumis aux diktats de Monsieur Poutine, à la différence de Mme Le Pen, qui est là dans un vrai projet de soumission."
Marine Le Pen : "La France sera respectée si elle redevient la France, avec sa petite voix particulière. Le monde attend la France. Mais elle doit retrouver son indépendance. Ce que le Général de Gaulle avait imposé à de multiples reprises.(...) Vous donnez de leçons de morale à la Terre entière. Pas à la Terre entière d'ailleurs, c'est deux poids deux mesures. Ainsi avec l'Arabie saoudite, le Qatar... (...) Nous devons être à équidistance de la Russie et des Etats-Unis. Nous n'avons aucune raison de mener une guerre froide contre la Russie."
Emmanuel Macron : "Je pense que si vous étiez élue, la France ne serait pas bien vue."
Quelle vision sur l'Europe ?
Marine Le Pen : "L'Union européenne aura laissé la place à l'alliance des nations libres et souveraines, où les différentes nations pourront décider pour elles-mêmes, maîtriseront leurs frontières, leur monnaie, pour lutter contre le chômage de masse, ou quand les représentants des Français voteront une loi, elles seront supérieures aux directives européennes, et la liberté de faire du patriotisme économique. (...) A l'issue des négociations [de sortie de l'UE], je n'irai pas faire ce qu'ont fait vos amis socialistes et UMP qui ont dit oui au traité européen à la place des Français, je demanderai aux Français s'ils jugent que ce que j'ai obtenu est suffisant."
Emmanuel Macron : "Je suis contre tout ce qu'a dit Madame Le Pen. La grande peur, qui la manipule depuis le début, c'est vous. La grande prêtresse de la peur, elle est en face de moi. (...) "Vous proposez d'en sortir je dis que c'est un projet mortifère et c'est un projet dangereux, votre bidouillage dans le week-end avec Nicolas Dupont-Aignan n'a aucun sens. Ma vision c'est de construire un euro fort et une politique européenne forte et dans laquelle nous défendrons les intérêts de la France. (...) Je suis le candidat d'une France forte dans une Europe qui protège. (...) Ce que je veux, c'est une France qui fait des réformes, prend ses responsabilités. Beaucoup de pays s'en sortent très bien dans l'euro. Ce que vous proposez, c'est la guerre des monnaies."
Marine Le Pen : "Vous êtes allé voir Mme Merkel pour lui demander sa bénédiction. Vous avez même dit : 'Je serai pas face à elle, je serai avec elle'. De toute façon, la France sera gouvernée par une femme dimanche, ce sera moi ou Madame Merkel."
Emmanuel Macron : "Ce que vous proposez, c'est une sortie de l'Histoire."
sur la radicalisation
Emmanuel Macron : Ces débats sont sérieux et ne sont pas des débats d'insinuations surtout sur ces sujets où votre parti est ambigu. C'est une question qu'on doit collectivement se poser.
Marine Le Pen : Vous avez dit c'est de la faute de la France.
Emmanuel Macron : "Je n'ai pas dit cela. J'ai dit qu'on doit s'interroger quand des jeunes Français qui ont grandi en France et qui ont été élevés dans notre pays suivent des fanatiques et détruisent nos propres enfants. Et j'ai dit que nous avons notre part de responsabilité. La cause première ce sont les djihadistes, je veux mener une guerre contre eux en Irak et en Syrie. Comment des enfants nés dans la République en arrivent là ? Un travail préventif est indispensable. Notre République doit donner une place à chacun et chacune, mener une lutte intraitable hors et dans nos frontières et s'assurer que chacun y trouve une place. Or notre République enclave et assigne à résidence des jeunes par l'échec scolaire et l'échec économique et social. Nous avons notre propre responsabilité quand ils décident de détruire la République qui les a nourris. Regardons nous en face."
Marine Le Pen : "Toutes ces petites lâchetés, tous ces reculs avec cet islam radical, nous sommes en train de le payer et de le payer très cher. (...) La radicalisation doit être gérée par les tribunaux. Encore une fois on arrête toutes les associations sportives, sociales, culturelles qui se sont développées partout sur notre territoire avec la complaisance des élus locaux."
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22 heures  : sur la sécurité, la lutte contre le terrorisme
Marine Le Pen : "La sécurité et le terrorisme sont des aspects majeurs qui sont totalement absents du projet de M. Macron. (...) Contre le terrorisme il faut retrouver nos frontières nationales tout de suite, je le ferai immédiatement après mon arrivée au pouvoir. Il faut qu'on expulse tout de suite les fichiers S étrangers sur nos territoires : tous ceux qui ont un lien... dehors ! Tous ceux qui sont binationaux on mettra en place la déchéance nationalité. Je sais que vous êtes contre cela.
Emmanuel Macron : "La déchéance, le président de la République, a voulu le faire, ça ne résout rien au problème. Les terroristes sont des gens qui se suicident, la déchéance de nationalité brandie par Mme Le Pen, vous pensez que ça le fait trembler ?"
Marine Le Pen : "Vous n'avez pas de projet, mais en plus vous avez une complaisance pour le fondamentalisme islamique ! (...) Arriver à laisser sur le territoire 11 000 fichés S pour fondamentalisme, c'est une véritable honte. (...) Le lendemain de l'attentat sur les Champs-Elysées vous avez dit : "je ne vais pas inventer un programme dans la nuit contre le terrorisme". Vous vous présentez sans programme constitué, sérieux, cohérent...

: "Je l'ai madame, je ne tombe pas comme vous dans le piège des sauts de cabris, vous êtes dans l'invective. je ne suis pas énervé, parlez de votre projet et ne dites pas de bêtises sur le mien. (...) Le terrorisme, c'est la priorité des prochaines années. Je veux être président de la République, chef des armées, et en charge de cette sécurité. Cela suppose de renforcer les moyens de police, et d'avoir une action avant que les attentats n'arrivent. (...) Mettre tous les fichés S en prison ou hors du territoire n'aurait pas de sens, tous les professionnels du renseignement vous le diront. Je suis sur une mesure chirurgicale et pas générale comme Madame Le Pen qui empêcherait la police de travailler. (...) Depuis novembre 2015, nous avons rétabli les contrôles aux frontières, Schengen le permet, et cela a permis d'intercepter 70.000 personnes. Ce que vous proposez comme d'habitude, c'est de la poudre de perlimpinpin." (...) Vous avez été contre toutes les réformes que l'UE a proposé contre le terrorisme. Toutes. Vous ne proposez rien."
21 h 45  : sur la protection sociale
Marine Le Pen : "Notre système de protection sociale est en danger. Monsieur Macron est resté flou sur le remboursement de l'optique qu'il a proposé. On en saura pas plus avant l'élection, je suppose. (...) Nous ferons en sorte que le coût du médicament baisse, alors on pourra en rembourser plus, et ensuite on pourra rembourser des choses qui ne l'étaient pas aujourd'hui. Il y a un bras de fer à faire avec les laboratoires. Il faut avoir de la volonté politique et arrêter de défendre les intérêts privés, contrairement à Monsieur Macron, qui avait quelqu'un qui travaille avec Servier dans son équipe."
Emmanuel Macron : "80% des médicaments sont fabriqués à l'étranger. Mais comme vous augmentez les taxes sur les importations, leurs prix vont augmenter, il faut dire ça aux gens qui nous regardent. (...) Je veux qu'on ait trois contrats types pour tous les concitoyens, un moyen, un renforcé, et un qui couvre tout. Je me suis donné le quinquennat pour obtenir une couverture à 100% du dentaire, de l'optique et des prothèses."
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21 h 30  : Sur le pouvoir d'achat
Emmanuel Macron : "Ce que je propose, c'est de faire des économies pour baisser les impôts. Car si on ne fait pas d'économie, on ne peut pas tenir la promesse de baisser les impôts, c'est ce que vous faites (...) Je baisse les impôts des entreprises de 10 milliards, ceux des ménages de 10 milliards, et je fais 60 milliards d'économie. Et si on fait une croissance meilleure que prévue, car j'ai budgété une croissance maximale de 1,8%, ce sera affecté à la baisse de l'impôt sur le revenu, donc aux ménages."
Marine Le Pen : "J'ai des mesures pour rendre l'argent aux Français, avec 10% de baisse sur les trois premières tranches d'impôts sur le revenu (...), par la défiscalisation des heures supplémentaires, une baisse du prix du gaz et de l'électricité de 5% car il y a eu des hausses successives (...), et une hausse des petites retraites car vous tapez dessus Monsieur Macron. (...) Je suis la candidate du pouvoir d'achat, vous êtes le candidat du pouvoir d'acheter, car dans votre société, tout est à vendre à et à acheter, les hommes, les ventres. Vous ne voyez les rapports humains par rapport à ce que ça rapporte. Ca n'est pas du tout ma vision."
Emmanuel Macron : "Vous avez raison, la France c'est bien autre chose, c'est une civilisation ouverte avec des principes généreux. (...) Ne parlez pas trop de la famille, vous avez une vision de la famille qui n'a jamais été la famille française. (...) Et j'ai une question pour vous Mme Le Pen, comment vous financez tout ça ? Cette liste à la Prévert, c'est 150 milliards."
Marine Le Pen : "Je rends leur argent aux Français, c'est tout à fait légitime."

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"Si vous aviez la recette pour diminuer le chômage, pourquoi vous n'avez pas fait profiter M. Hollande de vos recettes?"
Marine a sorti la phrase qui tue "de toute façon c'est une femme qui dirigera la France, moi ou Mme Markel" !!!

Ce débat servira de cas d'école à Sciences Po pour montrer tout ce qui ne faut pas faire ... 🤢  

23 h 25 : La carte blanche
Emmanuel Macron : "J'ai évoqué l'outre-mer sujet essentiel car ces territoires sont un enjeu décisif de la réussite économique. (...) Je voudrais avoir un mot pour les personnes en situation de handicap. La loi que Mme Le Pen veut supprimer, c'est d'avoir en entreprise quelqu'un qui vous aide pour vous adapter. Je revaloriserai l'allocation adulte handicapé de 100 euros par mois, car elle est sous le seuil de pauvreté. Je ne veux plus que les jeunes enfants en situation de handicap puisse aller à l'école, en créant les postes d'auxilliaires de vie scolaire (...). Ce sera l'une des priorités de mon quinquennat."
Marine Le Pen : "Un Français sur trois ne se soigne plus correctement, car on ne réserve pas la solidarité aux citoyens.(...) "La France que vous défendez, ce n'est pas la France, c'est la France des salles de marchés, la guerre de tous contre tous."
Emmanuel Macron : "On vous demande une carte blanche, et vous salissez l'adversaire et vous proférer des mensonges comme depuis le début de ce débat. Votre projet, c'est de dire aux Français : 'cette personne est atroce'. C'est ce qui vous nourrit, comme votre père avant vous. Vous êtes la coproduction du système que vous dénoncez. L'inefficacité des politiques de droite et de gauche, c'est le FN qui s'en nourrit. La France que je veux vaut beaucoup mieux que ça, elle ne sera pas divisée, mais il faut sortir d'un système qui vous a coproduit, vous en vivez, vous êtes son parasite."


23 h 30 : La conclusion
Marine Le Pen : "Peut-être on dira que je suis ringarde, mais je veux défendre la France telle qu'elle est, millénaire, avec ses frontières, avec son peuple qui mérite d'être mieux traitée. Vous êtes le candidat de la fermeture des usines, des maternités, des hôpitaux, la seule chose que vous ne voulez pas fermer, ce sont les frontières."
Emmanuel Macron : "Je ne veux pas des profiteurs de l'échec et des exploitants de la colère. La France, mon pays, est dans une crise profonde, liée à l'échec de politiques menées depuis 20 ans, qui est lié à une incapacité à créer l'unité." "Je refuse l'esprit de défaite et de haine que porte le FN. Je veux un esprit de conquête. (..) Nous avons toujours été un pays généreux, et pas celui de l'obscurantisme."

Macron y Le Pen se enfrentan 

en un tenso debate electoral 

en la recta final

 de la batalla por 

el Elíseo


à demain

actualizaré...

hasta en la sopa

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