vendredi 21 avril 2017

RIP Xavier Jugelé


POLICIA y gay dos cosas que no soportan los terroristas, en paz descanse 
Xavier Jugelé!


Le policier tombé jeudi soir sur les Champs-Elysées, abattu d'une balle dans la tête, s'appelait Xavier Jugelé et était particulièrement impliqué dans la communauté LGBT au sein de la police. Ses collègues le pleurent.


«Il allait avoir 38 ans le 4 mai et devait être bientôt muté dans un autre service», glisse, ému, Alain Parmentier, le vice-président de Flag !, l'association des lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT) de la police et de la gendarmerie, dont la victime était adhérente depuis plusieurs années. Le fonctionnaire s'apprêtait en effet à changer de poste pour rejoindre un service de police international basé dans des bureaux à Nanterre (Hauts-de-Seine). C’étaient ses derniers jours sur la voie publique.

Originaire de Blois (Loir-et-Cher), sorti de l'école de police en 2011 après avoir officié cinq années comme gendarme adjoint volontaire, Xavier Jugelé faisait partie de la 32e compagnie d'intervention de la direction de l'ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris (DOPC), une compagnie habituée à se retrouver en première ligne lorsque les manifestations dégénèrent. La 32e est d'ailleurs celle ayant compté le plus de blessés lors des dernières manifestions contre la loi Travail : une quarantaine de ses membres avaient été blessés devant l'hôpital Necker. 
Xavier Jugelé n'en était pas à son premier attentat. Le 13 novembre 2015, il avait été envoyé à l'extérieur du Bataclan, juste après l'attaque terroriste. Alors, en novembre dernier, le policier avait tenu à assister au concert de Sting, à l'occasion de la réouverture de la salle de concerts. «Je suis heureux d'être là, confiait-il au magazine américain People. C'est symbolique. Nous sommes ici ce soir comme des témoins, pour défendre nos valeurs. Ce concert, c'est pour célébrer la vie, pour dire non aux terroristes».

Engagé pour les droits LGBT


Pacsé à un homme, le policier était très apprécié, en particulier au sein de la communauté LGBT de la police nationale. «Je garde en mémoire un homme sensible, agréable et passionné par son métier», a réagi Stéphane Lamart, un membre de Flag !, dans un communiqué.

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