jeudi 30 septembre 2010

poemas de Marilyn




Versos inéditos sobre el suicidio

Ay maldita sea me gustaría estar

muerta -absolutamente no existente-

ausente de aquí de

todas partes pero cómo lo haría

Siempre hay puentes -el puente de Brooklyn

Pero me encanta ese puente (todo se ve hermoso desde su altura y el aire es tan limpio) al caminar parece

tranquilo a pesar de tantísimos

coches que van como locos por la parte de abajo. Así que

tendrá que ser algún otro puente

uno feo y sin vistas -salvo que

me gustan en especial todos los puentes -tienen

algo y además

nunca he visto un puente feo.

pulmones de Marilyn


"Mi amor duerme junto a mí / en la débil luz -veo su viril mentón / aflojarse -y la boca / de su adolescencia regresa/ con una blandura más blanda/ su sensibilidad temblando / en la quietud / sus ojos tienen que haber excrutado el exterior / maravillosamente desde la gruta de su/ adolescencia -cuando las cosas que no entendía- / las olvidaba/ pero tendrá este mismo aspecto cuando esté muerto / oh hecho insoportable e inevitable / pero ¿preferiría que llegase la muerte / de su amor antes que la suya propia?".

El aullido poético de Norma Jean


El libro Fragmentos, en España editado por Seix Barral, saldrá a la venta en todo el mundo el próximo 6 de octubre.



Pero llegaste tu, de pronto / y en la nueva blancura de tus ojos / el corazón fue todo!
(Enrique Loynaz)
pintura de Lorraine Christie

mardi 28 septembre 2010

con el espíritu de Maldicionario




Amoureuse du diable

À Stéphane Mallarmé

Il parle italien avec un accent russe.
Il dit : " Chère, il serait précieux que je fusse
" Riche, et seul, tout demain et tout après-demain.
" Mais riche à paver d'or monnayé le chemin
" De l'Enfer, et si seul qu'il vous va falloir prendre
" Sur vous de m'oublier jusqu'à ne plus entendre
" Parler de moi sans vous dire de bonne foi :
" Qu'est-ce que ce monsieur Félice ? Il vend de quoi ? "
Cela s'adresse à la plus blanche des comtesses.

Hélas ! toute grandeur, toutes délicatesses,
Coeur d'or, comme l'on dit, âme de diamant,
Riche, belle, un mari magnifique et charmant
Qui lui réalisait toute chose rêvée,
Adorée, adorable, une Heureuse, la Fée,
La Reine, aussi la Sainte, elle était tout cela,
Elle avait tout cela.
Cet homme vint, vola
Son coeur, son âme, en fit sa maîtresse et sa chose
Et ce que la voilà dans ce doux peignoir rose
Avec ses cheveux d'or épars comme du feu,
Assise, et ses grands yeux d'azur tristes un peu.
Ce fut une banale et terrible aventure
Elle quitta de nuit l'hôtel. Une voiture
Attendait. Lui dedans. Ils restèrent six mois
Sans que personne sût où ni comment. Parfois
On les disait partis à toujours. Le scandale
Fut affreux. Cette allure était par trop brutale
Aussi pour que le monde ainsi mis au défi
N'eût pas frémi d'une ire énorme et poursuivi
De ses langues les plus agiles l'insensée.
Elle, que lui faisait ? Toute à cette pensée,
Lui, rien que lui, longtemps avant qu'elle s'enfuît,
Ayant réalisé son avoir (sept ou huit
Millions en billets de mille qu'on liasse
Ne pèsent pas beaucoup et tiennent peu de place.)
Elle avait tassé tout dans un coffret mignon
Et le jour du départ, lorsque son compagnon
Dont du rhum bu de trop rendait la voix plus tendre
L'interrogea sur ce colis qu'il voyait pendre
À son bras qui se lasse, elle répondit : " Ça
C'est notre bourse. "
Ô tout ce qui se dépensa !
Il n'avait rien que sa beauté problématique
(D'autant pire) et que cet esprit dont il se pique
Et dont nous parlerons, comme de sa beauté.
Quand il faudra... Mais quel bourreau d'argent ! Prêté,
Gagné, volé ! Car il volait à sa manière,
Excessive, partant respectable en dernière
Analyse, et d'ailleurs respectée, et c'était
Prodigieux la vie énorme qu'il menait
Quand au bout de six mois ils revinrent.

Le coffre
Aux millions (dont plus que quatre) est là qui s offre
À sa main. Et pourtant cette fois - une fois
N'est pas coutume - Il a gargarisé sa voix
Et remplacé son geste ordinaire de prendre
Sans demander, par ce que nous venons d'entendre.
Elle s'étonne avec douceur et dit : " Prends tout
" Si tu veux. "
Il prend tout et sort.
Un mauvais goût
Qui n'avait de pareil que sa désinvolture
Semblait pétrir le fond même de sa nature,
Et dans ses moindres mots, dans ses moindres clins d'yeux,
Faisait luire et vibrer comme un charme odieux.
Ses cheveux noirs étaient trop bouclés pour un homme,
Ses yeux très grands, tout verts, luisaient comme à Sodome.
Dans sa voix claire et lente, un serpent s'avançait,
Et sa tenue était de celles que l'on sait :
Du vernis, du velours, trop de linge, et des bagues.
D'antécédents, il en avait de vraiment vagues
Ou pour mieux dire, pas. Il parut un beau soir,
L'autre hiver, à Paris, sans qu'aucun pût savoir
D'où venait ce petit monsieur, fort bien du reste
Dans son genre et dans son outrecuidance leste.
Il fit rage, eut des duels célèbres et causa
Des morts de femmes par amour dont on causa.
Comment il vint à bout de la chère comtesse,
Par quel philtre ce gnome insuffisant qui laisse
Une odeur de cheval et de femme après lui
A-t-il fait d'elle cette fille d'aujourd'hui ?
Ah, ça, c'est le secret perpétuel que berce
Le sang des dames dans son plus joli commerce,
À moins que ce ne soit celui du DIABLE aussi.
Toujours est-il que quand le tour eut réussi
Ce fut du propre !
Absent souvent trois jours sur quatre,
Il rentrait ivre, assez lâche et vil pour la battre,
Et quand il voulait bien rester près d'elle un peu,
Il la martyrisait, en manière de jeu,
Par l'étalage de doctrines impossibles.

" Mia, je ne suis pas d'entre les irascibles,
" Je suis le doux par excellence, mais tenez,
" (Ça m'exaspère, et je le dis à votre nez,
" Quand je vous vois œil blanc et la lèvre pincée,
" Avec je ne sais quoi d'étroit dans la pensée
" Parce que je reviens un peu soûl quelquefois.
" Vraiment, en seriez-vous à croire que je bois
" Pour boire, pour licher, comme vous autres chattes,
" Avec vos vins sucrés dans vos verres à pattes
" Et que l'Ivrogne est une forme du Gourmand ?
" Alors l'instinct qui vous dit ça ment plaisamment
" Et d'y prêter l'oreille un instant, quel dommage !
" Dites, dans un bon Dieu de bois est-ce l'image
" Que vous voyez et vers qui vos voeux vont monter ?
" L'Eucharistie est-elle un pain à cacheter
" Pur et simple, et l'amant d'une femme, si j'ose
" Parler ainsi consiste-t-il en cette chose
" Unique d'un monsieur qui n'est pas son mari
" Et se voit de ce chef tout spécial chéri ?
" Ah, si je bois c'est pour me soûler, non pour boire.
" Être soûl vous ne savez pas quelle victoire
" C'est qu'on remporte sur la vie, et quel don c est !
" On oublie, on revoit, on ignore et l'on sait ;
" C'est des mystères pleins d'aperçus, c'est du rêve
" Qui n'a jamais eu de naissance et ne s'achève
" Pas, et ne se meut pas dans l'essence d'ici ;
" C'est une espèce d'autre vie en raccourci,
" Un espoir actuel, un regret qui " rapplique " ,
" Que sais-je encore ? Et quant à la rumeur publique,
" Au préjugé qui hue un homme dans ce cas,
" C'est hideux, parce que bête, et je ne plains pas
" Ceux ou celles qu'il bat à travers son extase,
" Ô que nenni !

" Voyons, l'amour, c'est une phrase
" Sous un mot, - avouez, un écoute-s'il-pleut,
" Un calembour dont un chacun prend ce qu'il veut,
" Un peu de plaisir fin, beaucoup de grosse joie
" Selon le plus ou moins de moyens qu'il emploie,
" Ou pour mieux dire, au gré de son tempérament,
" Mais, entre nous, le temps qu'on y perd ! Et comment !
" Vrai, c'est honteux que des personnes sérieuses
" Comme nous deux, avec ces vertus précieuses
" Que nous avons, du coeur, de l'esprit, - de l'argent,
" Dans un siècle que l'on peut dire intelligent
" Aillent !... "

Ainsi de suite, et sa fade ironie
N'épargnait rien de rien dans sa blague infinie.
Elle écoutait le tout avec les yeux baissés
Des cœurs aimants à qui tous torts sont effacés,
Hélas !
L'après-demain et le demain se passent.
Il rentre et dit : " Altro ! Que voulez-vous que fassent
" Quatre pauvres petits millions contre un sort ?
" Ruinés, ruinés, je vous dis ! C'est la mort
" Dans l'âme que je vous le dis. "
Elle frissonne
Un peu, mais sait que c'est arrivé.
- " Ça, personne,
" Même vous, diletta, ne me croit assez sot
a Pour demeurer ici dedans le temps d'un saut
" De puce. "
Elle pâlit très fort et frémit presque,
Et dit : " Va, je sais tout. " - " Alors c'est trop grotesque
Et vous jouez là sans atouts avec le feu.
Qui dit non ? " - Mais JE SUIS SPÉCIAL à ce jeu. "
- " Mais si je veux, exclame-t-elle, être damnée ? "
- " C'est différent, arrange ainsi ta destinée,
Moi, je sors. " - " Avec moi ! " - " Je ne puis aujourd'hui. "
Il a disparu sans autre trace de lui
Qu'une odeur de soufre et qu'un aigre éclat de rire.
Elle tire un petit couteau.
Le temps de luire
Et la lame est entrée à deux lignes du coeur.
Le temps de dire, en renfonçant l'acier vainqueur :
" À toi, je t'aime ! " et la JUSTICE la recense.

Elle ne savait pas que l'Enfer c'est l'absence.

Paul Verlaine

con el espíritu de Maldicionario

samedi 25 septembre 2010

cuando hay, hay y provoca ayayayay



¡Qué bárbaro!
ANDRÉS NEUMAN 25/09/2010

Extractos del debate entre el legendario escritor argentino Jorge Luis Borges y el lamentable novelista austroamericano Edgar Franz Milton, en el transcurso de una mesa redonda celebrada en la Universidad de Ginebra, el 28 de enero de 1986).

(...)

Moderadora. Entonces empecemos por el principio, si les parece.

Jorge Luis Borges. Es lo clásico.

Edgar Franz Milton. Es lo aburrido.

M. Repasemos brevemente el canon de la literatura argentina.

EFM. ¿Canon? Querrá decir oligarquía.

JLB. No se ponga ideológico, Milton. Los estudiantes van a quererlo igual.

M. Por ejemplo, ¿qué opinión les merece El matadero de Esteban Echeverría?

JLB. Tiene menos adjetivos que sus contemporáneos.

EFM. Me gusta su violencia.

M. Y sería, digamos, el primer cuento realista, ¿no?

JLB. Con todos mis respetos, El matadero me parece un poco largo para ser un cuento. Y demasiado didáctico para ser realista.

EFM. Cierto, la realidad no dice moralejas. Es más cruda que la carne del matadero.

JLB. La intención de Echeverría era loable. Caudillos hemos tenido unos cuantos en nuestra historia.

EFM. En Argentina los conflictos históricos tienen más prestigio que los buenos escritores. Usted es una excepción, Borges.

JLB. Le agradezco el malentendido, Milton.


(...)


M. ¿Y Sarmiento?

JLB. Algún poema le he dedicado, me imagino que torpe. Y no le dediqué también una novela, porque él ya había escrito el Facundo y hubiera sido redundante. Así que me limité al cuento.

EFM. Sarmiento era un hombre polémico. O sea, honesto. O sea, fanático.

JLB. ¿Lo dice por simpatía o narcisismo, Milton?

EFM. ¿Cuál es la diferencia?

M. Me interesaría saber si, de algún modo, consideran vigente la gran dicotomía sarmientista, civilización y barbarie.

EFM. Y una mierda. La barbarie es la base de lo que llamamos civilización. Es barbarie contra barbarie. Y gana la más bárbara. Eso es civilizar.

JLB. No hace falta decir mierda para declararse bárbaro, Milton.


(...)


JLB. No, Güiraldes no retrató a los gauchos. En realidad retrató a la gente de la capital. La que leía su libro. La que nunca había estado en la Pampa.

EFM. Don Segundo Sombra es una obra maestra del humor. Y hasta usted tuvo su sarampión criollo.

JLB. Tampoco subestimemos a la gauchesca. Al fin y al cabo es la única épica que se nos ocurrió a los argentinos, que somos más propensos a las desgracias que a las proezas.

EFM. La épica es salvaje, Borges. Como los indios en el Martín Fierro. Si en ese libro los indios fueran más simpáticos, toda la historia de la literatura argentina habría cambiado. A lo mejor usted hoy sería un pornógrafo.

JLB. Milton, lo pornográfico es hacerse el gracioso.


(...)


M. Y de esa generación, la de los años veinte, ¿a quién prefieren?

EFM. Yo, a Walsh. Siempre hablando de frente.

JLB. O mejor Di Benedetto. Con esa prosa como de perfil.

M. Uno asesinado y el otro, casi. ¿Cómo afectó la dictadura al lenguaje literario?

JLB. Al lenguaje en concreto, no sé. Supongo que afectó más a la vida de los escritores. Yo mucho no me di cuenta.

EFM. Borges, y cuando fue a cenar con Sabato y Videla, ¿tampoco se dio cuenta? ¿O prefiere que hablemos de la Islandia medieval?

JLB. De pronto parece Cortázar, Milton. Qué pena que Cortázar escribiera artículos. Y qué lindos sus cuentos. En Islandia también se mató a mucha gente. Su poesía lo cuenta con toda sinceridad. ¿Usted lee poesía? Mejor no me conteste.

M. Bien. Hablemos de poesía, entonces.

EFM. Si no queda otro remedio.


(...)


M. En ese tiempo también estaban los ultraístas moderados, como Carlos Mastronardi.

EFM. No se puede ser ultraísta y moderado.

JLB. No se puede ser ultraísta. Quise mucho a Mastronardi.

EFM. Pero usted, Borges, lo fue. Y escribió los Salmos rojos.

JLB. Lamento su memoria. Me equivoqué de colores. Ahora soy ciego y veo mejor.

M. ¿Y la poesía popular?

JLB. ¿Además de Carriego y la milonga? Está difícil, ¿no?

EFM. A mí me gusta González Tuñón.

JLB. Mis amigos y yo dejamos de gustarle a él. Tuñón tenía un poema titulado El poeta murió al amanecer. Lástima que él no madrugara tanto.

EFM. Dígame, Borges, ¿por qué escribe sonetos? ¿No le parece anticuado?

JLB. Lo anticuado, Milton, es que un poeta crea que inventa formas nuevas. Esa ingenuidad data de finales del siglo 18. Por eso me gusta Lugones, supo sonar nuevo sin sacrificar la rima.

EFM. Para original, su amigo Macedonio Fernández, ¿no?

JLB. Es que, más que escribir, Macedonio insinuaba que podía hacerlo genialmente. Sus libros son una pequeña muestra de su obra secreta, esa que todos admirábamos sin haber leído. Ojalá sus conversaciones pudieran imprimirse.


(...)

M. Veo que no mencionan a mujeres.

JLB. Eh, bueno, está mi amiga Ocampo, ¿no? Que escribe unas crueldades muy inteligentes.

M. Y de las cuales se dijo que parecían escritas por un hombre, ¿se acuerda?

JLB. Comentario que usted, supongo, leyó como una mujer.

M. Hace 70 años, Alfonsina escribió: "La belleza es una forma y el óvulo, una idea".

JLB. El mal gusto de la Storni ya lo conocíamos. Se enamoró de Quiroga.

EFM. Quiroga escribía muy bien porque sabía escribir mal, como Arlt. Para mí la mejor era Pizarnik. Siempre me acuerdo de su verso "todo hace el amor con el silencio".

JLB. ¿Y se ejercita mucho en ese amor, Milton?

M. Otra notable es Olga Orozco. O María Luisa Bombal, que era medio argentina.

EFM. Como todo el mundo.

JLB. Creo que usted sabe más que yo de mujeres, señorita.

EFM. Eso, Borges, tampoco era difícil.


(...)


JLB. Adolfito escribe mejor que yo, pero nadie se da cuenta. Él tampoco.

EFM. Yo a Bioy Casares no lo he leído mucho. ¿Qué me recomienda?

JLB. Sin duda, El sueño de los héroes. Es como un libro mío que se le ocurrió a él.

EFM. Eso parece una teoría suya que se le hubiera ocurrido a Piglia.

M. A propósito, ¿Respiración artificial es la gran novela argentina de la década?

JLB. Si fuera una novela, puede ser. A mí me la leyeron, me pareció admirable.

EFM. Creo que a Piglia le pasa como a usted, Borges: es un poeta disfrazado de ensayista disfrazado de narrador.

JLB. Ojalá yo fuera poeta.


(...)


EFM. Le voy a confesar algo, Borges. Mi abuela se exilió en Buenos Aires a principios de siglo.

JLB. Qué curioso, Milton. Ahora que lo dice, usted también parece argentino.

EFM. ¿Por?

JLB. Porque su patria es llevar la contraria.

EFM. Ah, ¿eso es lo argentino?

JLB. No.

EFM. Disculpe, Borges, ¿usted fuma?

JLB. No me serviría de nada, Milton. Voy a morirme igual. (...) -

la vaca yuma en el patio de Maupassant


Por William RIOS

carta a Maldicionario


grafica de WILLIAM RIOS

Lamismaletania
poema de Maldicionario

quéfuerzahayquetenertodoslosdíasparanotomarelatajo,yseguirenestecaminodondeherotocadapiedrayunlechodearenamehunde,peroesellechomio,desdedondeelenormecaballodemiinteriormiraalnohorizonte,conlasecretapacieciadequeencontraralaspalabrasadecirantesdeeliminareldestrozo,delimpiartodoloqueda,tanpocoes,yquedar,sinremedio,quedarsinelquesehaido,quedarenotrapielvacia,secaporelamorquefuementira.lamismaletania
CRITICA DE LA POETISA MEXICANA Fuensanta González Cuéllar

En Editions Hoy no he visto el paraiso

vendredi 24 septembre 2010

colaboraciones para La casa azulada



Con motivo de la próxima edición del happening digital La casa azulada, estamos convocando a todos nuestros amigos y huéspedes a elaborar el concepto del éxtasis –la experiencia extática--. De modo pues que está abierta a todos la convocatoria a expresar a través de nuestro portal, y en los eventos itinerantes que llevamos a cabo a propósito del lanzamiento de cada edición, su vivencia.

Las colaboraciones en forma de poemas, fotos, videos, relatos o ensayos breves las pueden enviar a parraa23@gmail.com y kira.kariakin@gmail.com

jeudi 23 septembre 2010

Проснись,



Проснись,

Pura del Prado



Ella decía


Dímelo un día: ¡Te amo!

¡Rompe con ese secreto!

¡Mira que son muchos años

queriéndonos desde lejos

!De sentir cómo tus ojos

resbalan sobre mi cuerpo

como una amarga codicia

en la jaula del respeto.

De ver que tiemblan tus labios

al saludarme correcto

y que se incendian tus manos

al tocarlas con mis dedos.

¡Ay, qué muralla el destino

que te veda darme un beso!

Y tú rastreando en mil bocas

el fantasma de mi fuego.

Porque andas obsesionado

por la pasión del recuerdo

como persiguen a un loco

los chiquillos de mi pueblo.

A veces te noto triste,

como a la puerta de un templo,

mirando el agua bendita

con ojos de sacrilegio.

Porque la vida nos lleva

por donde no lo queremos,

ya soy como una paloma

que se te quema por dentro.

Se abre una puerta en el aire

por donde cruza el anhelo

pero el destino la cierra

con sus barrotes de acero.

Tú sabes por qué te callas

y yo por qué me contengo

y el camino también sabe

el por qué de este misterio.

Por qué mi amor retrocede

como caballo con freno

y el tuyo es como una rosa

de angustia por el desierto.

Por qué tú nunca me llamas

ni yo voy a ti corriendo,

aunque un tumulto de penas

se nos rebela en el pecho.

Cuando me miran tus ojos

siento que el mundo está ardiendo,

pero podemos muy poco

contra las burlas del tiempo.

Es absurdo, es imposible,

ya ves cómo lo comprendo.

No tenemos horizonte,

no hay salida en el infierno.



Pura del Prado
par William RIOS

lundi 20 septembre 2010

le blanc souci de maldecir



Le blanc souci.
« Le blanc souci de notre toile ».
Mallarmé.


La blanca tela anuncia nieve en mis manos.
El trazado llega a la bisabuela.
Golpeo el lino que cubre y quiebra
en presencia de un secuestro.
¿Quién decide esconderse en la tinta y nombrar?
¿Quién eludió el retrato y onduló mis cabellos,
¿Cuántos pigmentos rayaron mis ojos?
¿El mundo de ahora estaba hecho en el sueño de
mi primera mujer sin nombre, la viciosa maga
que ordenaba telas con crujido de almidón?
¿Sabía leer o me dejó la oscuridad?
¿Sabía elaborar pociones, desvanecerse en el sexo?
¿Fue comprendida su caligrafía entre carruajes y cegueras?
¿Aun queda la gracia del gesto, la ironía, el encantamiento?
¿El amante perverso dejó nombre?
¿Qué sutileza en los ovarios, qué pereza y semejanza al bulbo la preñó?
¿Obtuvieron causa, hubo rondas, destilaron vinos?
¿Qué llena el ánfora de mi pecho que la siente
incomprendida y yo portadora de ir más lejos?
¿Hubo esterilidad, suicidios, hundimientos?
Alguien debe ser la causa de mis genes mal puestos.
El himen de mi madre fue arrasado bajo el murmullo de comadrillas.
¿Es qué sangró por todas?
Mi abuela fue al norte tomando la mano de Gerardo Sabas,
el querubín de la lecha fresca.
¿Por qué solo fueron setenta años de encuentro?
¿Qué leyó en la Tora el día de mi nacimiento?
Mi hija delicia con la uña, hinca mi ignorancia,
de sucesivas sé que es grave la tripa,
¿quién nos dejó escondites en las entrañas?
¿Quién me ha marcado este amor complejo, estos
desalientos?
Me encuentro impaciente de nominar culpables.
He sido penetrada por sucesivas enredaderas,
anduve sola traduciéndolas, traduciéndome
a una lengua extraña, incesantemente en dudas,
vaciando palabras, contando letras.
En mi cábala enloquezco de este salto que me arroja
secretos.
¿Cómo confesar que fui fractura,
exiliada oscura en la noche de Europa?
Mujer unida a muertas fugaces, mujer alimento
de aves de paso y amé por ellas, amé en variantes
e incesantes perdidas a un solo hombre.
He llegado al contorno de mi sombra, mi perfil
se desbarata con la edad y el triste ademan de la pluma
que cae.
Devoro el índice, la luz talla el orificio que fluye hacia la
nada
de eso que fueron hechas y yo carezco.

Poema de Maldicionario
+ Infos sobre el libro en EDITIONS HOY NO HE VISTO EL PARAISO
ilustraciOn de WILLIAM RIOS


Seaweed from Tell No One on Vimeo.



WILLIAM RIOS GRAFICAS

vendredi 17 septembre 2010

Yom Kippur



Con la primera estrella de la tarde de hoy comienza Yom Kippur, la conmemoración judía del día del Perdón.

Es un día dedicado para el arrepentimiento de corazón, un arrepentimiento sincero frente a Dios y los Hombres.

En el calendario hebreo, Yom Kippur comienza en el anochecer del noveno día del mes de Tishrei, y continúa hasta el anochecer del siguiente día.


g'mar chatimah tovah para todos...!!!.


creo que voy a morir haciendo preguntas inocentes....




Lo que es estar lejos, y aprender por fotos... en esta pregunté quién era el señor que estaba en la presentacion del libro Isla? y Felix Anesio me respondio: "es Juan Cueto Roig. Este año se ganó el Florida Book Award. Tiene libros como Ex-Cuetos, VeryCuetos, Veintiun Cuentos Concisos, ha traducido a Kavafis, en fin, es un senor de las letras... nada, moriré inocente.

con el espíritu de Maldicionario,




Lecturas

Usted me preguntó qué es lo bueno de leer El Evangelio en Griego.
Yo respondo que eso es propio de nosotros mover nuestro dedo
A lo largo de las letras que perduran más que esas grabadas en la
piedra,
Y que, despaciosamente pronunciando cada sílaba,
Descubrimos la verdadera dignidad de la palabra.
Compelido a ser obsequioso pensaremos esa época
No es más distante que ayer, aunque las cabezas de los Césares
En monedas sean diferentes hoy. Aún hasta esto es la misma eternidad.
Miedo y deseo son lo mismo, aceite y vino
Y pan significan lo mismo. Por tanto la misma veleidad de la multitud
Ávida de milagros como en el pasado. Todavía costumbres,
Fiestas de bodas, drogas, lamentaciones por la muerte
Solamente parecen diferir. Por consiguiente, también, por ejemplo,
Hubo muchos a quienes el texto llama
Daimonizomenoi, esto es, los endemoniados
O, si usted prefiere, lo diabólico (Lo de "los pocesos" es el capricho

de un diccionario).
Convulsiones, espumarajos, rechinar de dientes
No se consideraron signos de talento.
lo diabólico no tuvo acceso a la impresión y a las pantallas,
escasamente comprometidas en artes y literatura.
Pero la Parábola Evangélica permanece con fuerza:
que el espíritu dominándolos puede entrar en puercos,
El cual, exasperado por semejante repentino choque
Entre dos naturalezas, la de ellos y la de Lucifer,
Salta dentro del agua y se ahoga (ocurre repetidamente).
Y, así, en cada página, un persistente lector
Va veinte centurias como veinte días
En un mundo que un día vendrá a su fin.

CZESLAW MILOSZ


MALDICIONARIO

CAÑASANTA




¡¡ YA ESTA EN EL AIRE LA NUEVA EDICION DE CAÑASANTA.com !!

CAñASANTA

jeudi 16 septembre 2010

El trabajo de las horas: LA FORMA POÉTICAY LA CONCIENCIA MODERNARobert Fro...




El trabajo de las horas: LA FORMA POÉTICAY LA CONCIENCIA MODERNA
Robert Fro...
: "LA FORMA POÉTICAY LA CONCIENCIA MODERNA Robert Frost les habla a los estudiantes y responde al cuestionamiento de un profesor “Su obra, señ..."
"He de labrar mi verso incorruptible y-es mi deber-salvarme."(Borges)
frase regalada por José Manuel Poveda

l'angoisse




l'angoisse numéro 6 vient de paraître !
L'ANGOISSE EST UNE BONNE PUTE BIEN SOUMISE

DANS CE NUMERO, DES TEXTES, IMAGES, MUSIQUES, VIDEOS...

IL Y A

DU CUL
DE LA VIOLENCE
DES LARMES
DE L'ALCOOL

LISEZ, NOM DE DIEU

con el espiritu de Maldicionario,




iSLA

Piense como quiera acerca de esta isla, la blancura de su océano, grutas
cubiertas de viñedos, violetas, manantiales.
Estoy atemorizado, para poder recordarme difícilmente

allá, en una de esas mediterráneas civilizaciones desde las cuales uno debe navegar lejos, a través de
la lobreguez y el susurro de los icebergs.
Aquí un dedo señala los campos en filas, los perales, una

brida, la yunta de un cargador de agua, cada cosa encerrada en cristal y, entonces, yo creo que, sí, una vez viví allá, instruído en esas costumbres y maneras. Me acomodo el abrigo escuchando la marea cómo asciende, balanceo y lamento mis necios caminos, pero aún si hubiera sido sabio habría fracasado al cambiar mi destino. Lamento mis necedades entonces y más tarde y ahora, por lo cual mucho me gustaría ser perdonado


CZESLAW MILOSZ

MALDICIONARIO

HOY EN EL PAIS
Al final, no nos acordaremos tanto de las palabras de nuestros enemigos, sino de los silencios de nuestros amigos. Martin Luther King, Jr

frase prestada por Gelico Fdez

mardi 14 septembre 2010


EL HOMBRE QUE SE CREIA GIRASOL
POR WILLIAM RIOS

maldicionario sin maldecir, por Elbyta Torres




SIN MALDECIR MALDICIONARIO
CRITICA DE ELBYTA TORRES

GRAFICA MATA HARI , por WILLIAM RIOS

de miami a Normandia pastan las vacas de william rios


de William RIOS
vaca yuma

con el espíritu de Maldicionario




Elegía Para N. N.

Si es demasiado lejos para tí, dilo.
Habrías podido correr sobre las pequeñas olas del Báltico,
atravesar el campo de Dinamarca, la floresta de hayas,
virar hacia el océano, y ya está, cerca,
el Labrador, blanco en esta estación del año.
Tú, que soñabas una isla solitaria,

si temes las ciudades, el parpadeo de los fuegos sobre las autorrutas,
habrías podido tomar el camino de los bosques sordos,
sobre torrentes revueltos y azules, y rastros del ciervo y del reno,
hasta las Sierras, hasta las minas de oro abandonadas.
El Río Sacramento te habría llevado entonces,
por entre las colinas recubiertas de encinas espinosas.
Todavía un bosque de eucaliptos, y estarás en mi casa.

Es cierto, cuando la manzanita florece,
y la bahía es azul en las mañanas de primavera,
yo pienso a mi pesar en la casa entre lagos
y en las redes recogidas bajo el cielo Lituano.
La cabaña donde te despojabas de tu traje antes del baño
se cambió para siempre en un cristal abstracto.
Y en él está la oscura miel de la tarde, junto al balcón,
y las pequeñas lechuzas, graciosas, y el olor de los arneses.

Cómo podíamos vivir entonces, yo no puedo decirlo.
Las costumbres, los trajes, vibran imprecisos,
inconsistentes, tensos hacia el final.
Es tal vez que pensábamos en las cosas tal como son?
El saber de los años fogosos ha enrojecido los caballos ante la forja,
y las pequeñas columnas en el mercado de la aldea,
y los peldaños de madera y la peluca de Mamá Fliegeltaub.

Mucho hemos aprendido, tú bien lo sabes:
cómo nos es quitado, cosa por cosa, todo aquello que no podía ser,
la gente, las comarcas.
Y el corazón no muere cuando uno creyó que debería,
pero sonreímos, el té y el pan sobre la mesa.
Sólo el remordimiento de no haber amado como se debe
esa pálida ceniza de Sachsenhausen
con un amor absoluto, que no está a la medida del hombre.

Tú te has acostumbrado a nuevos inviernos, húmedos,
a la ciudad donde la sangre del propietario alemán
fue raspada de los muros, y a donde él jamás regresó.
Tampoco yo he llevado más de lo que podía, ciudades y país.
No se puede entrar dos veces en el mismo lago,
sobre hojas descompuestas de abedul,
y quebrando una estrecha estría de sol.

Tus faltas y las mías, no fueron grandes faltas,
tus secretos y los míos, no eran grandes secretos.
Cuando te anudan la mandíbula con un pañuelo,
cuando te ponen una cruz entre los dedos,
y a lo lejos un perro ladra, brilla una estrella.

No, no es porque estés tan lejos
que no has venido el otro día, la otra noche.
De año en año madura en nosotros y nos invadirá,
yo, como tú, lo he comprendido: la indiferencia.

CZESLAW MILOSZ

MALDICIONARIO

lundi 13 septembre 2010

El superhéroe, POR jOSEAN




El superhéroe.

El superhéroe.

Por Josean Martín Mancebo, escritor madrileño


ilustraciones tomadas a William Rios

UNA MAÑANA CUALQUIERA.

Abraza la taza con ambas manos sintiendo el calor en las palmas, notando, con deleite, como el vaho le acaricia la cara. Asomado al balcón mira como el mundo se pone en marcha, con la pereza del que no comparte la prisa que demuestra tener el resto de la humanidad. Se cree vigilando las oscuras y peligrosas calles desde la más alta azotea de Gothan City. El sol va ganando terreno y baña las fachadas de luz y de calor. Demasiada luz para ser Batman, piensa.
Pasea la vista por los tendederos; algunos caóticos, desordenados, como la dentadura de un viejo; otros elegantes, sobrios, como el teclado de un piano. Piensa en su madre, en su niñez, y su nariz tiene recuerdos de olor de ropa limpia, ropa recién tendida en un prado verde, mecida por mugidos de vaca… recuerdos de infancia, de días largos que se hacían cortos, de caricias en el pelo, de alpargatas y remiendos… y sin venir a cuento, se sorprende diciéndose: Que alegría se va a llevar la Micaela, por fin Miguelito va a aprobar el carné de conducir.
Despierta como de un trance con la frase colgándole de los labios y los ojos anclados en la terraza de la Micaela… ¿Cómo ha llegado a semejante conclusión? Ah… si, hace unos dos días se encontró en la panadería con la Micaela y le comento que el chico se examinaba por quinta vez del carné de conducir.

UN MISTERIO.
No había vuelto a acordarse de ello hasta que volvió a coincidir con la Micaela en la panadería… y Miguelito había aprobado el carné.
Ha estado dándole vueltas a la cabeza, intentando recordar el momento en el que se sorprendió vaticinando el aprobado de Miguelito… no, no fue una premonición o una sensación, fue algo distinto, como cuando dices que Madrid es la capital de España… una certeza. Pero… ¿cuándo adquirió esa certeza?
¡La terraza! Estaba mirando la terraza. Fue al mirar la terraza de la Micaela cuando supo que Miguelito aprobaría el carné. Va corriendo al balcón y se asoma. Mira a la terraza… una bombona de butano, una escalera de mano, unos geranios en sus macetas y… ropa tendida.

DESCUBRIMIENTO.
Ropa tendida. Recuerda haber estado mirando la ropa tendida, siempre le ha gustado fijarse en ella por los recuerdos que le despierta.
Recorre con la vista todos los tendederos que hay a su alcance y entonces se da cuenta, son como códigos de barras, todos tienen alguna información que descifrar… y él es el único capaz de hacerlo. Cuando termina con los tendederos que ve desde el balcón, sale a la calle y recorre el barrio llenándose los ojos de ropa tendida.
Regresa tarde a casa. Regresa exhausto. Regresa sabedor de los secretos de sus vecinos. Regresa en la creencia de que es un superhéroe… y que va a usar su superpoder para hacer el bien. Nunca le han gustado los cotillas. Él no quiere ser un supercotilla, simplemente quiere ayudar… a sus vecinos, a la humanidad.




EJERCIENDO DE SUPERHÉROE.
Se ha levantado más temprano de lo habitual. No ha pegado el ojo en toda la noche. Demasiada excitación como para poder dormir.
Nunca se lo había preguntado… ¿cómo duermen los superhéroes?
En ningún cómic o película se han preocupado por ello. Será por respeto. No sería serio ver, o peor aún oír, roncar a Superman… emitiría superronquidos que serían el hazmerreír de los supervillanos.
Se asoma al balcón con taza de café entre las manos, dispuesto a repetir el ritual de todos los días, pero con una diferencia: Hoy no se siente como un superhéroe… hoy es un superhéroe.
La mirada se detiene en una terraza. La taza se escurre de sus manos, estallando en el enlosado del balcón. No se mueve, los ojos están fijos en un tendedero, el sudor le perla la frente y un ligero temblor le sacude el labio inferior.
Es lo que estaba esperando… pero no sabe como actuar. Toma aire, se seca la frente con la palma de la mano. El temblor se niega a abandonar el labio. Tiene que tranquilizarse y pensar en lo que ha “leído” en el tendedero… no puede ocurrir antes de las ocho, la hora en que Mariano regresa del trabajo. Tiene bastante tiempo por delante como para poder trazar un plan. Recoge los restos del tazón y del café aprovechando para echar una segunda mirada de confirmación… sí, no hay duda.
Se da una larga ducha con agua muy caliente y logra recobrar la tranquilidad en todo su cuerpo. Se sienta en el sofá dándole vueltas a la cabeza… no, no puede llamar a la policía y contárselo, le tomarían por loco. Tiene que lograr estar en la casa, cuando Mariano llegue, para evitarlo. Es una suerte, por llamarlo de alguna manera, que sea Mariano, si hubiese sido uno de los vecinos nuevos habría sido más complicado.
Enciende la tele para que rompa el silencio de la casa y encuentra la solución. Están anunciando el partido de la selección que se jugará esta tarde a las ocho y media, y que se retransmite en directo por la primera.
Las horas han sido tan largas como días pero por fin llegó el momento. Pulsa el botón del telefonillo, responde Luisa:
_ ¿Si?
_ Luisa, soy Pepe.
_ Dime Pepe.
_ ¿Esta Mariano?
_ No, aún no ha llegado pero le debe faltar poco ¿Quieres algo?
_ Se me ha estropeado la tele y no puedo ver el partido de la selección y…
_ Sube y ya de paso te quedas a cenar.
Esta sentado en el tresillo pensando que todo es una equivocación. España gana por tres goles de diferencia y Mariano no para de gritar con las venas del cuello hinchadas y los ojos fuera de las orbitas… es innegable que está excitado, pero no es el tipo de excitación que lleva a un hombre al asesinato. Luisa está retirando los platos cuando pitan el final del partido. Pepe ya no tiene excusa para continuar en la casa y se levanta con la intención de regresar a la suya cuando se empiezan a oír voces y golpes.
_ Parece que viene de arriba – dice Mariano –
_ Serán los rumanos – contesta Luisa – y mirando a Pepe continúa: desde que llegaron el verano pasado tenemos bronca un día sí y otro también. A mí me da pena por la chica, se ve que es una pobre desgraciada. Hoy ha bajado a recoger un calcetín que se le había caído, al recoger la ropa, en nuestro tendedero y traía un ojo morado como un nazare…
No ha terminado de decirlo cuando se escucha un disparo.

LA CRISIS DE UN SUPERHÉROE
Un calcetín en el tendedero equivocado, un error de interpretación… y una muerte.
Un superhéroe no se precipita. Un superhéroe debe conocer sus poderes y sus limitaciones. Un superhéroe debe de ser infalible… como un dios, como Dios.
Lleva varios días sin salir de casa… sin asomarse al balcón.
Tiene miedo. Miedo de lo que pueda ver.
Lleva varios días sin asearse… sin hablar con nadie.
Tiene terror. Terror al mundo exterior.
Lleva varios días sin comer… sin dormir.
Tiene pánico. Pánico a volver a equivocarse.

COMO EL AVE FÉNIX.
Está sentado en el sofá, frente al televisor, sucio, desaliñado, con ojeras. Mira al frente sin ser consciente de lo que ponen en la tele… una película, un documental, un concurso, todo le da igual… ¿o no?… Spiderman… que casualidad, otro superhéroe… pero de ficción. Es fácil ser superhéroe de ficción… vuelan y saltan cientos de metros, desafiando la ley de la gravedad, la misma que ha precipitado un calcetín al vacío y a él al error. Tienen enemigos poderosos, de nombres sonoros y pegadizos, y no a un rumano desarraigado y celoso. Siempre salvan a los débiles… siempre. Y no cometen errores… Peter Parker deja escapar al atracador… y lo que parece una venganza, una pequeña venganza, se convierte en un gran error. Peter Parker nunca se podrá perdonar la muerte de su tío, pero no por ello desperdicia sus poderes, ese error le hace ser consciente de la verdadera dimensión de su responsabilidad.
Un superhéroe aprende de sus errores.

DE REGRESO AL MUNDO.
Lleva días sentándose en el mismo banco. Lleva días tomando notas en una vieja libreta que encontró en casa. Lleva días observando minuciosamente el mismo tendedero. Esta vez no habrá errores. Está todo pensado.
Toma una última nota y se dirige a la boca de metro más cercana, en busca de una lejana cabina telefónica y no precisamente para darle el mismo uso que Superman. Él sólo quiere hacer una llamada.

LLEGA EL ÉXITO.
Viene en las portadas de todos los periódicos. La policía detiene a banda terrorista armada que pretendía realizar un atentado de gran magnitud en los próximos días en un concurrido centro comercial de Madrid. El ministro del interior reconoce que la policía fue alertada por un informante anónimo y recuerda a los ciudadanos que la responsabilidad de acabar con la plaga del terrorismo es de todos y cada uno de los españoles y no sólo de las fuerzas de seguridad. Ante una sociedad unida, el terrorismo solo tiene una opción, la de la entrega de las armas y la disolución de sus comandos.

LA OTRA CARA DE LA MONEDA.
Recorta la noticia de varios periódicos que tiene sobre la mesa, y mientras la lavadora rompe el silencio matinal con las repetidas y sonoras vueltas del bombo, se entretiene pegando los recortes en un cuaderno que ha comprado esta misma mañana cuando ha bajado al quiosco de prensa. Una vez terminado el colage, vacía la lavadora y mientras tiende la ropa mecánicamente, piensa en su futuro… la próxima vez hará dos llamadas, una a la policía y otra a algún periódico de tirada nacional, y se identificara con un nombre apropiado para un superhéroe… Halcón… callejero… no, suena a serie de televisión de los 80, mejor el Águila… no, va a sonar a marca de cerveza… ya está, el Lince, suena bien y hace referencia a un animal autóctono al que de siempre se ha tenido por listo y hábil… El Lince pone a la policía en la pista del violador del Lucero… El Lince pone fin a los crímenes del asesino del llavero… El lince deja al descubierto la mayor red de prostitución ilegal de toda la historia… El lince se llama José Luis López Carreño y reside en el popular barrio de Aluche en el sur de Madrid… Aún no se sabe con certeza como Pepe el albañil, nombre por el que es conocido José Luis en su barrio, consigue la información que hace llegar a la policía y periódicos, pero se sospecha que pueda estar relacionado con los tendederos de ropa ya que los vecinos dicen haber visto a Pepe mirando fijamente la ropa tendida en las terrazas del barrio y tomando notas en una libreta... No le habían dado importancia al hecho debido a que Pepe estaba pasando por una mala racha tras la muerte de su madre el año pasado. Pepe, soltero y albañil retirado, vive en Aluche desde hace varios años y nunca ha dado muestras de un comportamiento que hiciese sospechar... confirmado, Pepe el albañil, tiene la extraña y exclusiva capacidad de interpretar el fututo de los dueños de la ropa que ve tendida. En rigurosa entrevista a este periódico, Pepe dice haber descubierto que poseía este “superpoder” meses atrás mientras tomaba el desayuno en el balcón de su domicilio en el madrileño barrio de Aluche. A Pepe le gusta considerarse un superhéroe y… ¿Un hombre que lee el futuro en los tendederos? ¿Nos toman por tontos? Ya cuesta creer que haya gente, gentuza más bien, que diga poder leer el futuro en unas cartas de tarot o en los posos del café, pero… ¿En la ropa tendida?... en mi modesta opinión, se trata de otra cortina de humo de este gobierno de titiriteros que pretende hacer olvidar a los españoles que vivimos una de las peores crisis de la historia de este país… Se dispara la compra de tendederos portátiles a consecuencia de lo que los proveedores de este producto han venido a denominar “Efecto Pepe el albañil”… No hay ropa tendida a la vista en las calles de Madrid… ¿Un superhéroe o un estafador?... Se han agotado las existencias de tendederos portátiles y la demanda sigue en aumento… Pepe el albañil hace una demostración pública con testigos de respetado prestigio entre los que se encontraban Sus Majestades los Reyes, el presidente del gobierno y el líder de la oposición, demostrando que no es un estafador como venían intentando hacernos creer determinados “periodistas” de cierta cadena radiofónica… la ausencia de ropa tendida en las calles de Madrid hace que Pepe el albañil no pueda usar sus poderes… Pepe el albañil se queja de ser marginado por sus vecinos, de los que dice que le miran como un bicho raro… “Ahora comprendo a Magneto, el villano de los X-Man… es difícil poner al servicio de la humanidad tus superpoderes cuando esta misma humanidad te considera un mutante en el sentido peyorativo de la palabra”… ¿Qué fue de Pepe el albañil? Tras unos meses de ardua polémica que le sitúo en primera plana de los diarios, el “superhéroe” de Aluche ha desaparecido de nuestras vidas, habiendo transcurrido ya un año sin que se le haya vuelto a nombrar y dejando como única consecuencia visible de sus “superpoderes” un Madrid sin ropa tendida en sus calles… Pepe el Albañil, famoso años atrás por sus poderes de interpretación del futuro en la ropa tendida ha sido encontrado muerto en su domicilio del madrileño barrio de Aluche. Los vecinos, que llevaban varios días notando un olor de putrefacción que salía de la casa de Pepe, avisaron a la policía que una vez realizadas las correspondientes diligencias entró en la casa del fallecido, encontrando su cadáver en estado de descomposición, colgando del techo donde al parecer había improvisado una horca con varias prendas de vestir atadas... Sólo ha pasado una semana desde la muerte de Pepe el albañil y las calles de Madrid han vuelto a recobrar su antigua imagen…

Sólo hay una manera de evitarlo. Dirá que fue accidentalmente, que al abrir la botella el líquido le cayó en los ojos. Echará de menos sus desayunos en el balcón mirando a la calle y ver la tele. La tele, buena compañera hasta en sus peores momentos. Siente ganas de ponerla por última vez, como despedida, da igual lo que estén echando, una película, un documental, un concurso… ¡un superhéroe!… ¿Daredevil?



Este cuento ha quedado finalista en la XXVI edición de “Los Cuentos de La Granja”

ilustraciOn de William RIos ilustraciones de William Rios

foto de Josean Martín Mancebo - La Noche en Blanco, y Negro
No sé nada de ti, a qué temperatura te estremeces y brincas cómo tamborilean tus latidos de sofocación de siervo desesperado....

Pura de Prado

Madriz -La Noche en Blanco, y Negro por Josean Martin Mancebo

en exclusiva, reportaje en fotos de Josean Martín Mancebo



































Reporta en Photos el escritor madrileño Josean Martín Mancebo

dimanche 12 septembre 2010



de WILLIAM RIOS

con el espíritu de Maldicionario




Honesta descripción de mí mismo

Tomándome un whisky en un aeropuerto, digamos que en Mineápolis Mis oídos captan cada vez menos las conversaciones, mis ojos se debilitan, pero siguen siendo insaciables. Veo sus piernas en minifalda, en pantalones o envueltas en telas ligeras. A cada una la observo por separado, sus traseros y sus muslos, pensativo, arrullado por sueños porno. Viejo verde, ya sería tiempo de que te fueras a la tumba en lugar de entretenerte con juegos y diversiones de jóvenes. No es verdad, hago solamente lo que siempre he hecho,
ordenando las escenas de esta tierra bajo el dictado
de la imaginación erótica.

No deseo a esas criaturas en particular, lo deseo todo, y ellas son como el signo de una relación extática. No es mi culpa que así estemos constituidos: la mitad de contemplación desinteresada y la mitad de apetito. Si después de morir me voy al cielo, tendrá que ser
como aquí, sólo que liberado de estos torpes sentidos,
de estos pesados huesos.

Transformado en mirar puro, seguiré devorando las
proporciones del cuerpo humano, el color de los lirios,
esa calle parisina en un amanecer de junio, y toda la
extraordinaria, inconcebible multiplicidad de las cosas visibles.

CZESLAW MILOSZ

MALDICIONARIO

jeudi 9 septembre 2010

Josean Martín Mancebo , Obsesión



De franceses y masturbaciones, un relato de José Antonio Martín Mancebo, finalista del sexto certamen de relato breve "La lectora impaciente" año 2009... páginas 70/71, título: Obsesión...
Publicado en Crearte. Poemas y relatos

Esto le comenté por Facebook:

"Josean, es una joyita, atrevida, pasé trabajo para entender esos sistemas de publicacion, pero cuando llegué a tu espabilado y "anti candoroso"cuento quedé fascinada del universo que te habita, de los personajes y y donde se meten... pintur...a, religion, creencias, modos operandis y morbo y mirame encantada. Regalos como este, asi de manana, por su rareza de tocar en caliente, de ponerte en dudas, Josean, merecen premio y que se conozca lo suficiente, me lo llevo de linkeo al blog, para esta semana y te beso, porque hay que decirte felicidades y otra vez, gracias."



Josean Martín Mancebo
, escritor madrileño.